Student Democracy Sprouts at the General Assembly! / La démocratie étudiante fleurit à l’assemblée générale!

Student Democracy Sprouts at the General Assembly! / La démocratie étudiante fleurit à l’assemblée générale!

[La version française suivra]

Tuesday night, we had our first General Assembly that met quorum, meaning it had the power to make decisions. Students could modify the agenda and propose a motion to strike down the executives’ 18% salary increase that was approved by the Board of Administration. This motion was adopted with an amendment limiting future salary increases to never exceed an amount equal or lower than a simultaneous increase for staff wages. Next came a period of clarifications on the decision-making power of the GA, since they were recently stripped of their status as highest decision making body of the SFUO by the BOA. They currently only hold political power, not legislative power. Dissent was palpable in the room, some people contested the legitimacy of the BOA’s decision (it had overturned a referendum result) and demanded that GAs regain their status as highest decision-making body. However, these statements were considered points of order and were set aside without a decision being made. There was a motion proposed already about the abolishment of the BOA where this would be further discussed. It was clear by the atmosphere in the room that despite the explanation about the GAs demotion, the executive and BOA bureaucrats’ authority was being put into question.

After this came the RSM’s first motion on the Vet’s tour. This motion demanded that the GA strike a committee tasked with investigating the event which would have access to all SFUO and federated body documentation about the Vet’s tour. Furthermore, this committee must be composed of students present at the GA and that would be elected during that time. Following our motivation of the motion a kind of unease was felt in the room and the question was immediately called. The motion was adopted by a majority.

Before the selection of the committee members could take place, many people left the room. Most of them SFUO and federated body staff and friends (people suspected of having participated in the event). After the walk-out, a recount of quorum was asked by a member of the BOA. The number had dropped from 287 to 221, 10 people under quorum. After quorum was lost, the executive began their reports and the room quickly emptied out, effectively ending the GA.

The Vet’s tour motion was only partly adopted. It was agreed that a committee would be created but it would not be chosen by the GA but by the BOA at their next meeting. However, the BOA had already formed a committee earlier in the year which had been inconclusive and that they would again be expected to investigate themselves is exasperating.

On a positive note, the first real General Assembly of the SFUO has given us an inspiring example of what a vibrant student democracy looks like. By mobilising students, it is possible to end corruption in the Student Federation and fight against rape culture on our campus. Without the sabotage orchestrated by bureaucrats, the March 14th General Assembly could have brought control of the SFUO back into student hands.

No more corruption in the SFUO!

End rape culture on campus!

Abolish the BOA!

 

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Mardi soir a eu lieu la première Assemblée générale avec quorum, c’est-à-dire que celle-ci a été en mesure de prendre des décisions. Ainsi, les étudiant.es présent.es ont été en mesure de mettre à l’ordre du jour et d’appliquer la révocation de la hausse salariale de 18% de l’exécutif qui avait été votée par le Conseil d’Administration. La motion  a passé par une grande majorité avec un amendement supplémentaire limitant les hausses salariales de l’exécutif à un taux égale ou inférieur à une hausse des salaires des employés. Ensuite est venue une clarification sur le pouvoir décisionnel des AGs, dont le CA avait remis en question le statut de plus haute instance décisionnelle de la FÉUO. Elles n’auraient désormais qu’un pouvoir politique, et non législatif. Un certain mécontentement s’est fait ressentir dans la salle, plusieurs membres ont contesté la légitimité de cette décision du CA (puisqu’elle renversait le résultat d’un référendum), et ont demandé à ce que les AGs regagnent leur statut de plus haute instance décisionnelle. Toutefois, ces prises de paroles n’étaient que des points d’ordre et furent rejetées, sans qu’une décision ne soit prise, car il y avait déjà une motion à l’ordre du jour proposant d’abolir le CA qui permettrait de traiter du sujet plus amplement. Toutefois, la grogne manifestée par l’assemblée lorsque le président a expliqué les limites du pouvoir des AGs, a grandement fait ressentir aux bureaucrates que sont l’exécutif et le CA que leur autorité était remise en question.

Suite à ceci est venue la première motion du MER portant sur le Vet’s tour, voulant que l’AG crée un comité pour faire une enquête de l’événement et que ce comité d’enquête ait accès à toute la documentation de la FÉUO et des corps fédérés, en papier ou numérique, qui porte sur le Vet’s Tour. De plus, ce comité d’enquête devait être composé d’étudiant.es présent.es et élu.es à l’assemblée même. Suite à la motivation de cette motion, un certain malaise a été ressenti dans la salle; la question préalable fut posée immédiatement, et la motion adoptée rapidement.

Toutefois, avant de pouvoir procéder à la sélection du comité, un grand nombre de personnes ont commencé à quitter la salle, principalement des employé.es de la FÉUO ou des personnes dans l’entourage du CA (personnes soupçonnées d’être relié au Vet’s Tour) et, à la suite de cet exode, un recomptage du quorum a été demandé par un membre du CA . Le nombre d’étudiant.es  ayant passé de 287 à 221, il en manquait 10 pour avoir le quorum. Suite à la perte du quorum, l’exécutif a procédé à son rapport administratif et la salle s’est vidée rapidement, l’AG a pris fin.

Pour ce qui en est de la motion sur le Vet’s Tour, celle-ci n’a été qu’adoptée partiellement. Il a été décidé de créer un comité d’enquête, mais celui-ci n’a pu être choisi par l’AG et sera donc sélectionné par le CA lors de sa prochaine rencontre. Toutefois, le CA a déjà formé un comité d’enquête qui n’a pas jamais produit de conclusion; laisser ces bureaucrates choisir les gens qui vont enquêter une seconde fois ne fait qu’exacerber les choses.

Sur une note positive, la première véritable assemblée générale de la FÉUO nous a donné un exemple inspirant de ce qu’est une démocratie étudiante dynamique. Par la mobilisation de la masse étudiante il est possible de mettre fin à la corruption de la FÉUO et de combattre la culture du viol sur notre campus. N’eût été du sabotage orchestré par les bureaucrates liés au Vet’s Tour, l’Assemblée générale du 14 mars aurait pu remettre le contrôle de la FÉUO dans les mains des étudiant.es.

Mettons fin à la corruption dans la FÉUO!

Combattons la culture du viol sur le campus!

Abolissons le CA!

Happy Gender Oppressed Worker’s Day! / Joyeuse Journée des Travailleuses(eurs) de Genres Opprimés!

Happy Gender Oppressed Worker’s Day! / Joyeuse Journée des Travailleuses(eurs) de Genres Opprimés!

 

[La version française suivra]

Gender Oppressed Worker’s Day

On March 8th we celebrate a Gender Oppressed Workers Day. We bring attention not only to the struggle of women in modern society, but to the struggle of all those whose who face violence and oppression for their gender. We recognize that the violence of patriarchy, misogyny, binarism, imperialism, and colonialism can’t be separated. Each is a face of the same rotten capitalist system.

It is now more important than ever in the face of reactionaries across Canada, be they men’s rights activists, the alt-right or just plain fascists, to band together and defend our gender oppressed friends, family, community members and comrades. The gender oppressed always suffer when reactionary ideology takes hold but by standing together we can smash reaction and build a better future.

Our use of Gender Oppressed Workers Day was adopted at our 6th Congress to address the historically exclusionary nature of the previous title International Working Women’s Day. Through this change and our practice as a whole we acknowledge that revolutionary struggles have not always been welcoming to trans and non-binary comrades. We also seek to recognize the history of colonialism and the erasure of identities of indigenous peoples, such as two-spirit. Nonetheless, our task has not changed, we uphold the struggles of the past and the many revolutionary victories won through the struggle of not only women but all gender oppressed people.

International Working Women’s Day was first designated March 8th by an international conference of revolutionary women in 1913. The most famous of its celebrations was the Bread and Roses strike of 1917 – a precursor to the February revolution and therein the creation of the Soviet Union. On the 100th anniversary of this event we seek to have continuity with the revolutionary tradition through our upholding of proletarian feminism, while breaking with all reactionary ideas, be they chauvinism or binarism.

Solidarity with all gender oppressed people!
Smash Capitalism, Smash Patriarchy, Smash the State!

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Journée des travailleuses(eurs) de genres opprimés

Le 8 mars, nous célébrons la Journée des travailleuses(eurs) de genres opprimés. Nous attirons non seulement l’attention sur la lutte des femmes dans la société moderne, mais sur la lutte de toutes ceux/celle qui sont confronté.es à la violence et à l’oppression par le genre. Nous reconnaissons que la violence du patriarcat, de la misogynie, du système binaire, de l’impérialisme et du colonialisme ne peuvent être séparées. Chacune est une face du même système capitaliste véreux.

Il est maintenant plus important que jamais de faire face aux réactionnaires à travers le Canada, que se soit des masculinistes, l’alt-right ou des simples fascistes, de se rassembler et de défendre nos ami.es, les membres de nos familles et de nos communautés et camarades de genres opprimés. Les personnes de  genres opprimés souffrent toujours lorsque les idéologies réactionnaires prennent place et s’étendent, mais en se tenant debout nous pouvons stopper leur croissance et construire un avenir meilleur.

Notre utilisation de la Journée des travailleuses(eurs) de genres opprimés a été adoptée lors de notre 6e Congrès pour adresser le caractère historiquement exclusif du titre antérieur intitulé Journée internationale des femmes travailleuses. Par ce changement et à notre pratique dans son ensemble, nous reconnaissons que les luttes révolutionnaires n’ont pas toujours été accueillantes envers les camarades trans et non binaires. Nous cherchons aussi à reconnaître l’histoire du colonialisme et l’effacement des identités des peuples autochtones, tels que les deux-esprits. Néanmoins, notre tâche n’a pas changé, nous défendons les luttes du passé et les nombreuses victoires révolutionnaires remportées par la lutte non seulement des femmes, mais aussi de toutes les personnes de genres opprimés.

La Journée internationale des femmes travailleuses a d’abord été désignée le 8 mars par une conférence internationale de femmes révolutionnaires en 1913. L’itération la plus célèbre de cette célébrations fut la grève du Pain et des Roses de 1917, précurseur de la révolution de Février et de la création de l’Union soviétique. À l’occasion du centenaire de cet événement, nous cherchons à assurer la continuité de la tradition révolutionnaire en soutenant le féminisme prolétarien, tout en rompant avec toutes les idées réactionnaires,  du chauvinisme au binarisme.

Solidarité avec toutes les personnes de genres opprimés!

Écrasons le Capitalisme, Écrasons le Patriarcat, Écrasons l’État !