No more tuition hikes! No more lobbying! Time to strike! / Non hausse de frais de scolarité! Non au lobbying! C’est le temps d’aller en grève!

No more tuition hikes! No more lobbying! Time to strike! / Non hausse de frais de scolarité! Non au lobbying! C’est le temps d’aller en grève!

[La version française suivra]

Yesterday, the Board of Governors of uOttawa has voted to raise the tuition fees for the 12th consecutive year. The students have only 3 out of the 31 seats on the Board of Governors (BOG). The other 28 seats on the BOG are filled by the university’s upper administration and representatives from large corporations. The university is unwilling to work with the students, the structures which supposedly give us input, does not in fact. Moreover, the few times that student representatives proposed a motion including a freeze of the tuition fees, they were overwhelmingly defeated.

However, the BOG is not the only bureaucrat body that the students need to be wary of. The Student Federation of uOttawa (SFUO), who are supposed to work to promote student interests, is filled with bureaucrats who work against us. Recent examples of this misconduct would be the covering-up of the organized sexual assault during Vet’s Tour investigation; the lays-off of many student employees of the SFUO to cover for their poor financial management; and the decision by the execs to raise their own salaries in April, even though a crushing majority of students voted against it at the last General Assembly in March. Additionally, the Board of Administration (BOA), under pressure from SFUO execs, has repeatedly voted to reduce the power that General Assemblies have – to take away student control over them and to reduce their accountability to us! The SFUO executive and the Board of Administration acting as if they were fighting for students today is beyond hypocritical.

The SFUO has used the same tactics of presenting motions and organizing ineffective protests against tuition increases year after year with no successes. Ultimately, these measures have been exhausted. On the other hand, Quebec has the lowest tuition fees in the country, which is the result of a consistent history of winning those gains by organizing student strikes. If we want to successfully lower tuition and create an education system that is open to working-class students, we need to consider striking: a strike is our greatest weapon! Strikes have historically been proven to achieve radical changes, both on and off campuses.

The General Assemblies (GAs) are the only decision-making body which the student can use effectively to decide to go on strike by themselves, for themselves. This is why the Revolutionary Student Movement has initiated a successful campaign to implement General Assemblies as the highest decision making body of the SFUO, works to strengthen the GAs, and has been mobilizing students around using them more. The RSM believes not only that tuition should be lowered, but that it should be abolished altogether to make post-secondary education accessible and barrier free for working-class students. Education should serve the people!
We reiterate our 5 demands that we have been organizing around since Spring 2015:

1. Abolish tuition at all levels of education! Cancellation of all outstanding debt!
2. Open access to post-secondary education for all!
3. Access to post-secondary education for all indigenous people and an anti-colonial aspect to all programs!
4. Education in the service of the people, not profit!
5. Democratic control of post-secondary institutions!

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Hier, le Bureau des Gouverneurs de uOttawa a voté pour la douzième année consécutive une augmentation des frais de scolarité. Les étudiant.es occupent seulement 3 sièges sur les 31 sièges du Bureau. Les 28 autres sièges sont occupés par la haute administration de l’université et les représentants des grandes corporations. L’université ne désire pas travailler avec les étudiant.es, les structures qui sont supposées nous donner une représentation, ne nous le permettent pas concrètement. De plus, les quelques fois que les représentant.es étudiant.es ont proposé une motion incluant un gel des frais de scolarité, celles-ci ont été largement vaincus par le Bureau.

Cependant, le du Bureau des Gouverneurs n’est pas la seule institution bureaucrate dont les étudiant.es doivent se méfier. La fédération Étudiante de uOttawa (FÉUO), qui est supposée travailler pour les intérêts étudiants, est remplie de bureaucrates qui agissent à l’encontre de ceux-ci. Des exemples récents de cette inconduite est le cover-up d’agressions sexuelles organisées durant l’enquête sur le Vet’s Tour; la mise-à-pied de plusieurs étudiant.es employé.es par la FÉUO pour éponger leur mauvaise gestion financière; la décision de l’exécutif de s’attribuer une hausse de salaire en avril, et ce même si, en mars, à l’Assemblée Générale une majorité écrasante vota à l’encontre d’une telle décision. Additionnellement, le Conseil d’administration (CA), sous la pression des exécutifs de la FÉUO, a, à maintes reprises, voté pour réduire le pouvoir des Assemblées Générales- Pour éliminer le pouvoir que les étudiant.es ont sur eux, et pour réduire leur redevabilité envers les étudiant.es! Que l’exécutif et le Conseil d’Administration de la FÉUO agissent aujourd’hui comme s’ils luttaient pour les étudiant.es dépasse l’hypocrisie!

Pour contrer la hausse des frais de scolarité, la FÉUO a utilisé sans succès les même tactiques années après année, de présenter des motions et d’organiser des manifestations inefficaces. En bout de ligne, ces mesures ont été épuisées. D’autre part, le Québec a les frais de scolarité les plus bas au pays, ceci est le résultat d’une histoire de victoire constante de par l’organisation de grèves étudiantes. Si nous voulons abaisser les frais de scolarité et créer un système éducation accessible aux étudiant.es de la classe ouvrière, nous devons envisager de faire la grève: celle-ci est notre plus grande arme! L’efficacité des grèves est historiquement prouvée, celle-ci sont en mesure d’apporter des changements radicaux, aussi bien qu’en-dehors et que sur les campus.

Les Assemblées Générales (AG) sont le seul corps décisionnel que les étudiant.es peuvent utiliser efficacement pour décider de faire la grève par eux-mêmes et pour eux-mêmes. C’est pourquoi le Mouvement Étudiant Révolutionnaire a lancé une campagne pour mettre en place les Assemblées Générales en tant que plus haut corps décisionnel de la FÉUO, travaille pour renforcer les AG et mobilise les étudiant.es pour que ceux/celle-ci utilisent les AG. Le MER croit non seulement que les frais de scolarité devraient être diminués, mais qu’ils devraient être complètement abolis pour rendre l’éducation postsecondaire accessible et sans obstacles pour les étudiant.es de la classe ouvrière.

Nous réitérons nos 5 demandes autour desquelles nous nous organisons depuis le Printemps 2015:

1-L’abolition des frais de scolarité de tous les niveaux d’éducation et l’annulation de toutes dettes étudiantes!
2-Libre accès à l’éducation postsecondaire pour tous!
3-Accès à l’éducation postsecondaire pour tous les peuples autochtones et un aspect anticolonial à tous les programmes!
4-Une éducation au service du peuple, pas du capital!
5- Un contrôle démocratique des établissements d’enseignement postsecondaire!

Fuck le 150e! Feu sur la prison des peuples! // Fuck the 150th! Burn down the Prison-House of Nations!

Fuck le 150e! Feu sur la prison des peuples! // Fuck the 150th! Burn down the Prison-House of Nations!

[English to Follow]

Le MER-RSM se range derrière la campagne Fuckle150e qui a été lancée par le Parti Communiste Révolutionnaire du Canada. Dans un peu plus d’un mois, le Canada va célébrer les 150 ans de sa confédération. Alors que la bourgeoisie dilapide plus d’un demi-milliard de dollars dans les festivités, dans des babioles en plastique et dans des déploiements de nationalisme à faire vomir, c’est la vraie nature de l’État canadien qui refait surface. Né d’un génocide des nations autochtones, et maintenu à travers une série d’offensives impérialistes brutales dans des pays comme la Corée, l’Afghanistan, Haïti et le Honduras parmi tant d’autres, le Canada demeure autant le symbole de la misère, du génocide et du pillage qu’il l’était déjà il y a 150 ans. Alors que les célébrations du 150e culmineront le 1er juillet pour le jour du Canada, plusieurs sections du MER-RSM s’apprêtent à initier et à prendre part à une série de rassemblements anti-Canada à travers le pays pour freiner l’offensive de propagande hyper-nationaliste. Tandis que les étudiant.es prolétaires continuent de ressentir l’impact des mesures d’austérité à l’échelle du pays, étant forcé.es à cumuler des emplois mal-payés pour pouvoir finir leur éducation post-secondaire; tandis que des centaines d’écoles secondaires sont fermées à travers le pays, et tandis que les écoles sur les réserves continuent d’être sous-financées et de manquer de personnel, l’État canadien a réussi à trouver un surplus d’un demi-milliard pour les célébrations du 150e. C’est pour cette raison que le MER-RSM lance à l’unisson: Fuck le 150e!

-Comité de Coordination du Mouvement Étudiant Révolutionnaire

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The MER-RSM endorses the Fuckthe150th campaign initiated by the Revolutionary Communist Party of Canada. In just over a month, Canada will celebrate 150 years of confederacy. While the bourgeoisie pours over half a million dollars into celebrations, useless plastic novelties, and gross displays of nationalism, we’re reminded of the true nature of the Canadian state. Born out of the genocide of Indigenous nations, and maintained through a series of brutal imperialist ventures in countries like Korea, Afghanistan, Haiti, and Honduras among others, Canada is no-less a symbol of misery, genocide, and plunder today as it was 150 years ago. As 150 celebrations ramp up for Canada day on July 1st, several sections of the MER-RSM plan to initiate and participate in a series of anti-Canada rallies across the country to counter the onslaught of hyper-nationalist propaganda. As proletarian students across Canada continue to feel the effects of austerity, forced to work several low-paying jobs at a time just to get through post-secondary, as hundreds of high schools are closed down across the country, and as schools on reserves continue to be underfunded and understaffed, the Canadian state still manages to find a surplus of over half a billion dollars for Canada 150 celebrations. For this reason the MER-RSM unites to say: Fuck the 150th!

– Coordinating Committee of the Revolutionary Student Movement

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May Day 2017: Fight to Smash Capitalism, Imperialism and Colonialism! / 1er Mai 2017: Luttons pour Écraser le Capitalisme, l’Impérialisme et le Colonialisme!

May Day 2017: Fight to Smash Capitalism, Imperialism and Colonialism! / 1er Mai 2017: Luttons pour Écraser le Capitalisme, l’Impérialisme et le Colonialisme!

 

La version française suivra

Today, millions of people worldwide take to the streets to mark May Day – the International Workers Day. For more than 100 years, workers, students and communities fighting against oppression have marched on this day for revolution. We continue this tradition in Canada this year as well. In Toronto, Ottawa, Hamilton, Quebec City, Sudbury, Winnipeg, and Saskatoon our members have been active in planning May Day actions and will be joining red contingents to take to the streets. In Peterborough, Vancouver, and Charlottetown there will be public talks and celebrations to engage the masses on the necessity of revolution.

Many gains were made by the workers and people fighting for liberation in the last 100 years, with the October Revolution of 1917 paving the way for movements that led to radical changes worldwide. However, today we still live in very challenging times. The forces of reaction and fascism are on the rise in Canada and across the globe, the imperialists are escalating their criminal warmongering efforts, and life becomes harder for the majority of working class people. We need to remember that we can only resist effectively and turn the tide in our favor through organizing in solidarity with the most oppressed groups, while advancing revolution as the goal.

We reaffirm our commitment to organize to end Capitalism, Imperialism, Settler-Colonialism and all forms of oppression by broadening the Canada-wide movement of youth and students, a movement that can fight and win. For over 150 years Canada has been built on the colonial exploitation of Indigenous peoples at home and by imperialism abroad. Furthermore, the building of the illegitimate state of Canada is just one part of the crimes of European colonialism that has lasted for over 500 years here on Turtle Island, and across the Western Hemisphere. As expensive and elaborate celebrations are already being held to mark 150 years of the existence of Canada, we in the MER-RSM hold that there can be no Indigenous liberation while there is still Canada. So today we mark May Day, International Workers Day, and we affirm yet again that it is right to rebel, and better to make revolution!

Red Salute,

MER-RSM Coordinating Committee

Aujourd’hui, des millions de personnes prennent la rue pour souligner le 1er mai, la journée internationale des travaileurs/euses. Pendant plus que 100 ans, les travailleurs/euses, les étudiant.es et et les communautés luttant contre le capitalisme ont manifesté pour la révolution en cette journée. Nous poursuivons cette tradition au Canada cette année comme toutes les autres. À Toronto, Ottawa, Québec, Sudbury, Winnipeg et Saskatoon nos membres ont pris activement part dans la planification du 1er Mai, et se joindront à un contingent rouge pour prendre la rue. à Peterborough, Vancouver et Charlottetown auront lieux des discussions publiques et des célébrations afin d’attirer l’attention des masses sur la nécessité de la révolution.

Au cours du siècle précédent plusieurs gains ont été réalisés par les travailleurs/euses et les personnes luttant pour la libération, la révolution d’Octobre de 1917 ouvrant la voie vers une multitude de mouvements qui ont apporté des changement radicaux à l’échelle mondiale. Toutefois, nous vivons encore dans des temps difficiles. Les forces réactionnaires et le fascisme reviennent en force au Canada et à travers le monde, les impérialistes intensifient leurs efforts de guerre, et la vie devient de plus en plus ardue pour la majorité de la classe ouvrière. Cependant, il faut se rappeler que nous ne pouvons résister efficacement et tourner la vague en notre faveur qu’en s’organisant en solidarité avec les groupes les plus opprimés, tout en mettant la révolution de l’avant comme notre but final.

Nous réaffirmons notre engagement de mettre fin au capitalisme, à l’impérialisme, au colonialisme et à toutes autres formes d’oppression, en élargissant le mouvement étudiant et de la jeunesse, un mouvement qui peut lutter et gagner. Pendant plus de 150 ans le Canada a été construit sur l’exploitation coloniale des peuples autochtones, ici, et ailleurs par l’impérialisme. La construction de l’État illégitime canadien n’est seulement qu’une partie des crimes du colonialisme européen qui a perduré pendant plus de 500 ans sur l’Île de la Tortue, et à travers l’hémisphère occidental. Tandis que des célébrations dispendieuses et élaborées ont lieu pour marquer les 150 ans d’existence du Canada, nous soutenons qu’il ne peut y avoir de libération pour les peuples autochtones tant que le Canada existera. C’est pourquoi nous célébrons le 1er mai, la Journée Internationale des travailleurs/euses, et affirmons encore qu’il est juste de se rebeller, et mieux encore de faire la révolution!

Salut rouge,

Comité de Coordination du MER-RSM