On the Expulsion of a Carleton RSM Member / Sur l’expulsion d’un membre du MER Carleton

On the Expulsion of a Carleton RSM Member / Sur l’expulsion d’un membre du MER Carleton

Content warning: This statement includes recent events of sexual violence towards gender oppressed people

 

 

On the Expulsion of a Carleton RSM Member

 

On July 28, 2017, the Carleton Section of the MER-RSM voted unanimously to expel a member who had sexually harassed and assaulted another member of the organization. In order to protect the survivor and at their request, the name of the expelled member will not be mentioned here but organizations and individuals who may come into contact with the perpetrator will be notified. With the perpetrator’s expulsion, all Carleton RSM members have voted to break ties with the perpetrator, both personal and political. This decision extends to all members of the MER-RSM who are being notified about this.

 

The sexual assault case was initially brought up to Dimka, current chair of the Coordinating Committee (CoCo), in December 2016. Investigation began between Dimka and the perpetrator through private discussions. However, additional incidents of sexual harassment, predatory behavior, and assault became evident and proved that the perpetrator was all-together unable to self-criticize, unable to uphold proletarian feminism, and unable to uphold the mandate of the MER-RSM. Unfortunately, correct action was not taken until July 2017 when the case was brought up to the rest of the CoCo.

 

Although Dimka and Carleton leadership initially attempted to address the situation, the approach was ad hoc and subjective. It failed to engage the section and organizational leadership (the CoCo) in rectification and as a result both Dimka and the perpetrator’s actions were not held into account. It also failed to protect and inform new and existing members who were in contact with the perpetrator. Dimka has since self-criticized for his errors both to the CoCo and the Carleton section. To ensure this failure in protecting comrades and upholding MER-RSM’s political line is not repeated, he is undergoing a process of rectification. His task in rectification is to correct his understanding of sexual violence, consent, patriarchal behavior and the proper way of addressing sexual violence and predatory behavior within our organization. His rectification plan, along with a self-criticism will be made available to all members of the MER-RSM soon.

 

On behalf of the CoCo, we would also like to present a self-criticism of our handling of this incident by outlining what should have happened.

 

  • Presentation of the incident to the CoCo as soon as soon it was discovered in December with investigation and subsequent action.

  • Presentation of the case to a general meeting of the Carleton section, instead of exclusively presenting to the section’s leadership. This process would have made it possible to make the perpetrator accountable for his actions by the entire section.

  • Expulsion and then engagement in rectification outside of the organization in order to protect comrades and those we struggle with and for.

 

We take this failure seriously and will work to ensure no member of the coordinating committee will repeat Dimka’s errors. And in accordance with the MER-RSM’s 2017 Congress resolutions, the CoCo is working towards formalizing investigation and rectification processes through the Transformative Justice Committee.

 

We apologize to the survivor and to all members of the MER-RSM whose safety was put at risk because of the continued membership of the perpetrator so long after his actions were exposed. As a leadership body in the organization it is the duty of the CoCo to ensure that the actions of all members live up to our commitment to proletarian feminist politics. By failing to act accordingly we failed our gender oppressed comrades. It is our task to ensure that members are not subject to sexual violence and that support will always be there.

 

Solidarity,

Coordinating Committee of the MER-RSM

 

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Avertissement: Ce texte aborde des actes de violence sexuelle envers des personnes opprimées par le genre

 

Sur l’expulsion d’un membre du MER Carleton

 

Le 28 juillet 2017, la chapitre Carleton du MER-RSM a voté à l’unanimité l’expulsion d’un membre qui a agressé et harcelé sexuellement un.e autre membre de l’organisation. Afin de protéger la survivant.e et à la demande de celle/celui-ci, le nom du membre expulsé ne sera pas mentionné ici, toutefois les organisations et les personnes qui pourraient entrer en contact avec l’agresseur en seront informées. En plus de l’expulsion de l’agresseur, tout.es les membres du MER-RSM Carleton ont voté de rompre tous liens avec celui-ci, à la fois personnel et politique. Cette décision s’étend à tout.es les membres du MER-RSM qui seront informé.es de la situation.

 

Le cas d’agression sexuelle fut initialement rapporté à Dimka, le président actuel du Comité de coordination (CoCo) en décembre 2016. Une enquête a a été mise sur pied entre Dimka et l’agresseur par conversation privée. Cependant, des incidents supplémentaires de harcèlement sexuel, de comportements prédateur et d’agression ont eu lieu et ont prouvé que l’agresseur n’est pas capable de s’auto-critiquer, incapable de défendre le féminisme prolétarien et incapable de respecter le mandat du MER-RSM. Malheureusement, la procédure appropriée n’a pas été faite avant juillet 2017 lorsque l’affaire a été portée au reste du CoCo.

 

Bien que Dimka et le leadership du MER Carleton aient d’abord tenté de résoudre la situation, l’approche était ad hoc et subjective. Celle-ci a échoué à intégrer le chapitre et le leadership organisationnel (le CoCo) dans la rectification et, par conséquent, les actions de Dimka et de l’agresseur n’ont pas été prises en compte. Celle-ci a également échoué à protéger et à informer les nouveaux/nouvelles membres ainsi que les membres existant.es qui ont été en contact avec l’agresseur. Dimka a depuis critiqué les erreurs qu’il a commises à la fois au CoCo et à la section Carleton. Pour éviter que cet échec de la protection des camarades et du maintien de la ligne politique de MER-RSM ne soit répété, Dimka a entreprit un processus de rectification. Sa tâche de rectification est de corriger sa compréhension de la violence sexuelle, du consentement, des comportements patriarcaux et de la manière appropriée de traiter la violence sexuelle et les comportements de prédation au sein de notre organisation. Son plan de rectification, ainsi qu’une auto-critique, seront bientôt mis à la disposition de tout.es les membres du MER-RSM.

 

Au nom du CoCo, nous aimerions également présenter une auto-critique de notre traitement de cet incident en décrivant ce qui aurait dû arriver :

 

  • Présentation de l’incident au CoCo aussitôt qu’il a été découvert en décembre avec une enquête et actions subséquentes.

  • Présentation de l’affaire à une rencontre du chapitre de Carleton, au lieu de le présenter exclusivement au leadership du chapitre. Ce processus aurait permis de rendre l’agresseur responsable de ses actions par l’ensemble du chapitre.

  • L’expulsion de l’agresseur et ensuite le commencement de sa rectification en-dehors de l’organisation afin de protéger les camarades et les personnes avec et pour qui nous luttons.

 

Nous prenons cet échec au sérieux et nous nous assurerons de faire en sorte qu’aucun.e membre du comité de coordination ne répète les erreurs de Dimka. Et conformément aux résolutions du Congrès 2017 du MER-RSM, le CoCo travaille à la formalisation des processus d’enquête et de rectification par le biais du Comité de la justice transformatrice.

 

Nous nous excusons auprès de la survivant.e et de tout.es les membres du MER-RSM dont la sécurité a été mise en danger en raison de la présence de l’agresseur dans notre organisation aussi longtemps après que ses actions aient été exposées. En tant que leadership de l’organisation, il incombe au CoCo de veiller à ce que les actions de tout.es les membres soient à la hauteur de notre engagement envers le féminisme prolétarien. En omettant d’agir en conséquence, nous avons failli à nos camarades de genres opprimés. Il est notre devoir de veiller à ce que tout.es membres ne soient pas sujet.tes à la violence sexuelle et que le soutien soit toujours là.

 

Solidarité,

Comité de Coordinaiton du MER-RSM