Remove the Aung San Suu Kyi Mural!

Remove the Aung San Suu Kyi Mural!

At present, close to a million Rohingya Muslims have been driven out of Burma and into refugee camps in Bangladesh as a result of deliberate ethnic cleansing by the Burmese army. While the plight of Rohingya Muslims has deep historical roots, the sudden upsurge in violence has been qualitatively different from anything in recent decades. Under the context of the legacy of British colonialism, and under the pretext of cracking down on radical Muslim insurgency, the government of Myanmar has unleashed a highly organized and systematic persecution of Rohingya Muslims from their lands in what has been described as by the UN Human Rights High Commissioner as “a textbook case of ethnic cleansing”. Consequently, entire Rohingya villages have been burned down, civilians are massacred, raped, and brutalized indiscriminately, and hundreds upon thousands of people are being forcibly displaced from their homes.

 

Despite the overwhelming evidence of human rights violations reported, Aung San Suu Kyi, a Nobel Peace Prize winner and head of the civilian government in Myanmar, has explicitly denied the existence of the genocidal campaign currently unfolding against Rohingya Muslims. Aung San Suu Kyi, a long beloved puppet of Western imperialism, praised for her ‘civil courage’ and dedication to ‘western liberal values’, has effectively shown her true colours as a genocidal collaborationist.

 

The Revolutionary Student Movement, an organization that stands against all forms of oppression, adamantly denounces the figure of Aung San Suu Kyi for her role in the ongoing crimes against Rohingya Muslims. We categorically reject the appraisal and normalization of any and all leaders that legitimize or are responsible for the systemic oppression of ethnic and religious minorities.

 

Given our current political context, where Islamophobic tendencies are slowly being normalized and tolerated despite the very real danger that it poses to Muslim communities in Canada, it is doubly critical that we actively challenge and denounce it wherever it rears its ugly head. There are stark similarities between the Islamophobic campaign being carried out in Burma against the Rohingya, such as the 969 Movement, which claims to be defenders of their nation’s ethnic purity and religious values, and the various Islamophobic groups such as the Soldiers of Odin, the Proud Boys, and the Northern Guards that are spearheading the normalization of hatred towards Muslims communities in Canada. The violence currently experienced by Rohingya Muslims did not emerge from a vacuum. It is the consequence of decades, if not centuries of systematic marginalization, exclusion and oppression by the Burmese ethnic and religious majority. We are experiencing a similar phenomenon in Canada and we must therefore combat it before it further amplifies, lest similar horrors happen here too.

 

As such, we demand that CUSA removes the Aung San Suu Kyi mural located in the tunnels near the University Center and replace it with a mural that promotes solidarity and equality between all ethnicities and religious creeds. There is no space on our campus for the appraisal of Islamophobes and apologists of ethnic cleansing. Furthermore, we urge Carleton students to join us in demanding that the administration revokes Aung San Suu Kyi’s honorary degree given to her by the University in 2011. We also demand that the administration explicitly condemn Aung San Suu Kyi’s position towards the crimes being committed against Rohingya Muslims.

Revolutionary Student Movement Carleton Chapter

Un autre cafouillage de la FÉUO : l’importance de la ligne de masse et de l’assemblée générale dans les luttes de libération

Un autre cafouillage de la FÉUO : l’importance de la ligne de masse et de l’assemblée générale dans les luttes de libération

La dernière réunion du Bureau des Directeurs de la FÉUO a été le théâtre d’une bataille autour d’enjeux de taille, allant de la solidarité avec la résistance palestinienne à celle pour l’autonomie corporelle des femmes et comprenant plusieurs autres fronts. Malheureusement, les bureaucrates de la FÉUO ont encore une fois emprunté une stratégie qui écartait la participation des masses et qui consistait à ajouter une liste de mouvements de libération politiques à appuyer dans le manuel de politiques de la FÉUO. En cherchant discrètement à faire adopter cet amendement par l’institution restreinte qu’est le bureau des directeurs, sans aucune annonce à l’ensemble de la population étudiante, la manœuvre ne bénéficiait d’aucun appui qui lui aurait permis de résister à l’attaque réactionnaire qui a été lancée par les forces conservatrices quand celles-ci ont découvert le projet d’amendement, quelques jours à l’avance.

Avant d’aller plus loin, nous tenons à souligner que le Mouvement Étudiant Révolutionnaire appuie la lutte de libération du peuple palestinien, l’autonomie corporelle, l’émancipation des personnes de couleur, des peuples autochtones et des personnes opprimées par le genre, et s’oppose à l’islamophobie, à l’exploitation abusive des gaz fossiles, au capitalisme et au colonialisme. Ces positions politiques ne sont pas l’objet de nos critiques envers la FÉUO, puisque nous estimons qu’elles sont justes, même révolutionnaires dans la mesure où elles remettent en question un système de classes oppressif comme le capitalisme. Le problème est plutôt dans la façon par laquelle la FÉUO prétend appuyer ces luttes alors qu’il ne manque pourtant pas d’alternatives.

Alors qu’approche à grand pas la prochaine Assemblée Générale, l’instance décisionnelle suprême de la FÉUO qui réunit des centaines d’étudiant.es pour débattre et décider de diverses propositions pour utiliser les ressources de notre fédération, les bureaucrates ont plutôt choisi une instance restreinte, réunissant une poignée de leurs partisans, pour présenter cette proposition qui affecte la vie de millions de personnes et qui inclut des principes que nous savons controversés. Comme de fait, des groupes conservateurs, et plus particulièrement pro-Israël, ont été informés du projet et ont mobilisé leurs forces, proférant des menaces à quiconque appuierait notamment la mesure de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) envers Israël.

Le BDS est une campagne internationale, lancée par une centaine d’organisations militantes et humanitaires palestiniennes pour aider la lutte pour la libération de leur peuple. Inspirée par la campagne de boycott contre l’État sud-africain de l’apartheid, elle vise notamment à empêcher toute collaboration avec les opérations militaires israéliennes et à freiner les activités économiques qui se font sur des terres volées au peuple palestinien. L’État israélien combat férocement cette campagne, car il se reconnaît implicitement dans une position similaire à l’État sud-africain des années 80, et pour ce faire il mandate des organisations à travers le monde pour défendre ses intérêts.

C’est le cas d’un des groupes qui a mobilisé contre le projet d’amendement, Hillel, une organisation pro-israélienne qui a des sections sur des campus collégiaux et universitaires à travers le monde et dont le mandat consiste à défendre le projet de colonisation israélien. Bien qu’elle prétende agir au nom de la lutte contre l’anti-sémitisme et de la défense de tous les Juifs, Hillel défend une vision très restreinte de l’identité juive, assimilée à l’identité israélienne, et se permet de taxer d’anti-sémite toutes les personnes, même juives, qui défendent le BDS. Il existe pourtant une myriade de groupes juifs qui condamnent l’État israélien et qui voient le BDS comme une mesure légitime pour rectifier l’injustice historique commise envers le peuple palestinien. De plus, même au sein des rangs pro-israéliens, les tactiques de Hillel sont contestées. Le groupe Open Hillel, par exemple, refuse de taxer d’anti-sémite tous les opposants à Israël et préconise le dialogue sur la question du BDS. De plus, dans leurs propres recherches, Hillel reconnaît que la grande majorité des étudiants juifs en Amérique du Nord ne ressentent aucun lien avec Israël. Les prétentions de Hillel et ses alliés conservateurs à représenter l’ensemble de la communauté juive sont donc frauduleuses.

Dans la même veine, un groupe d’étudiants « pro-vie », c’est-à-dire contre l’autonomie corporelle des personnes enceintes, ont protesté contre l’inclusion d’une clause pro-choix, qui menacerait leur éligibilité à jouir des bénéfices d’un club étudiant. C’était donc à toute une coalition de groupes fermement conservateurs, y compris des bureaucrates du Parti Conservateur lui-même, que la FÉUO avait affaire. Leurs tactiques d’intimidation, y compris la menace de poursuites judiciaires, avaient toutes les chances de gagner en l’absence d’une mobilisation du côté pro-palestinien, pro-choix et de gauche en général. Résultat, la FÉUO a capitulé sur le chapitre de la lutte pro-palestinienne, retirant à l’avance la mention du BDS et finissant par adopter un engagement insignifiant « pour la paix » entre la Palestine et Israël, et les directeur.trice.s ont procédé au vote secret, empêchant au corps étudiant de savoir de quel côté illes se tiennent. Nous pouvons saluer le maintien de l’amendement pro-choix, mais la situation dans son ensemble n’est vraiment pas encourageante.

Cependant, notre principale critique ne vient pas du résultat, prévisible, de la manœuvre, mais vise plutôt sa légitimité et sa substance. Car en quoi une trentaine de bureaucrates étudiant.es qui sont élu.es une fois par année sont-illes aptes à adopter des positions politiques pour l’ensemble des membres de la fédération, soit plus de 35 000 personnes; il est inconcevable qu’une telle adoption se fasse sans débat à travers la population étudiante.

Ceci nous porte donc à la mise en application des propositions, car bien qu’il y ait eu une forte opposition à celle-ci, l’étendue des propositions est très limitée. Puisque l’ensemble des propositions ne sont en fait que des amendements à la constitution de la FÉUO, document interminable et très peu connu de la population étudiante, et qui dispose de peu de pouvoir réel. Ainsi, changer quelques lignes dans la constitution de la FÉUO n’apporte pas de réel soutien à ces communautés opprimées, bien au contraire elle fait passer leurs luttes légitimes pour des manœuvres de bureaucrates.

Comment la FÉUO peut-elle alors adopter des positions politiques de façon légitime et substantielle?  Et bien pour ce faire ces positions doivent être présentées devant et soutenues par la population étudiante.  En d’autres mots, la FÉUO ne peut aller au-devant de ses membres, et de telles positions doivent refléter un changement au sein son membership. De plus, l’adoption de positions politiques se doit d’être démocratique, sans quoi elles sont vides de sens.

C’est avec ses principes à l’esprit que le MER met de l’avant la stratégie de la ligne de masse pour mener les luttes de libération. Cette approche, alimentée par l’expérience des luttes révolutionnaires des peuples des quatre coins de la planète, peut être résumée par le principe «Partir des masses pour retourner aux masses». Concrètement, en tant que militant.es pour la libération des masses, nous devons mener notre travail politique parmi celles-ci, recueillir leurs idées, et façonner des campagnes politiques en se basant sur leur appui et leur participation. Nous devons rencontrer les masses ou elles sont pour pouvoir faire avancer la lutte. C’est seulement ainsi que nous serons en mesure de faire avancer des combats extrêmement difficiles, comme le BDS, qui nous mettent en opposition avec des États et des corporations qui sont capables de se payer des mercenaires politiques sur tous les continents.

C’est pourquoi, dans notre contexte à l’Université d’Ottawa, le MER réitère l’importance des Assemblées Générales en tant que plus haut corps décisionnel de la FÉUO. Car nous estimons que ce n’est qu’à travers celles-ci que de telles positions politiques peuvent être adoptées en toute légitimité! Nous vous invitons donc à venir participer à la prochaine Assemblée Générale de la FÉUO qui aura lieu mardi prochain, le 14 novembre, à 18h30 dans l’Auditorium des Anciens. Il y aura à l’ordre du jour les  propositions suivantes de la part du MER:

 

-La réduction du salaire des membres de l’exécutif de la FÉUO à un taux horaire de 15$/h pour un total de 20 heures par semaine;

 

-De mandater la FÉUO d’assurer une plus grande participation des étudiant.es dans la définition du syllabus, qui serait prise en compte par les professeur.es et de promouvoir l’introduction d’un cours obligatoire pour les étudiant.es, traitant du thème de la colonisation.

 

De même, nous appelons tous les étudiant.es progressistes à passer à l’offensive devant la débâcle des amendements de la FÉUO. Le BDS notamment, est une victoire à portée de main, qui fait des progrès ailleurs au Canada et aux États-Unis, et nous nous engageons à appuyer toute lutte en solidarité avec les groupes opprimés.

Another mess at the SFUO: The importance of general assemblies and the mass line in liberation struggles

Another mess at the SFUO: The importance of general assemblies and the mass line in liberation struggles

The last Board of Administration meeting was the theatre of a struggle around important issues, from solidarity with Palestinian resistance to women’s bodily autonomy. Unfortunately, the bureaucrats at the SFUO once again used a strategy that discards mass participation that consisted of adding a list of liberation movements that would be supported in the SFUO policy manual. By trying to sneak in these amendments using the limited institution that is the BOA, by making no public announcement to the student body, the manoeuvre has not benefited from any support that would have defended it against the reactionary attacks that were called by conservative groups when they discovered the proposed amendments a few days earlier.

Before we move on we would like to mention that the Revolutionary Student Movement is in full support of the Palestinian liberation struggle, bodily autonomy, emancipation of people of colour and indigenous peoples, support gender oppressed people in their struggle; are opposed to islamophobia, abusive extraction of fossil fuels, capitalism and colonialism. The object of our criticism towards the SFUO is not directed towards the politics presented since they are correct positions, even revolutionary ones if taken in the context of a challenge to systemic oppression within capitalism. The problem lies in the methods used by the SFUO to support these movements when there are plenty of better alternatives.

As the Fall General Assembly (the highest decision making body of the SFUO) quickly approaches, the opportunity for hundreds of students to debate and decide on various motions, the bureaucrats opted to pass their motions in the BOA where participation is limited to a handful of supporters despite these motions being controversial and affecting millions of people. Of course, this mobilized conservative groups, specifically pro-Israel ones, who threatened anyone who would support Boycott, Divest and Sanction measures against Israel.

BDS is an international campaign launched by hundreds of different militant and humanitarian Palestinian organisations in order to support the liberation of their people. Inspired by similar campaigns against apartheid measures in South Africa, it seeks among other things to oppose collaboration with Israeli military operations and to stop economic activities taking place on stolen Palestinian land. The Israeli state leads a ferocious fight against this campaign, recognising implicitly that its position is similar to that of South Africa in the 80s, by mandating groups around the world to defend its interests.

This is the case for one of the groups that mobilised against the amendment, Hillel, a pro-Israeli organisation that has sections on many college and university campuses around the world and whose mandate is to defend the Israeli colonisation project. Despite claiming to act against antisemitism and for the defence of all Jewish people, Hillel defends a very narrow vison of Jewish identity that is assimilated to the Israeli identity. This allows them to accuse anyone, including other Jewish people, of being anti-Semitic who defend BDS. There exists a large number of Jewish groups that condemn the acts of the Israeli state and that see BDS as a legitimate measure to rectify the historic injustice faced by Palestinians. Additionally, even within pro-Israeli groups, Hillel’s tactics are controversial. The organisation Open Hillel refuses to label any opposition to Israeli actions and support discussion around BDS tactics. Furthermore, Hillel itself recognises that a majority of Jewish students in North America do not feel like they have any ties with Israel. Hillel and its allies’ claims that they represent the Jewish community are false.

In a similar case, a “pro-life” group (that is to say against bodily autonomy for pregnant people) protested against the addition of a pro-choice amendment that would threaten their club status. A coalition of conservative groups, including bureaucrats from the Conservative Party itself, confronted the SFUO. Their tactics of intimidation, including threats of lawsuits, had a good chance of succeeding given the absence of pro-Palestinian, pro-choice and general leftist support. The result was that the SFUO capitulated on the section on Palestinian solidarity, withdrawing ahead of time the mention of BDS and opting for a meaningless “pro-peace” position. The votes took place by secret ballot so that students can’t know where their representatives stand. We can applaud the upholding of the pro-choice amendment, however the situation in general is not very encouraging.

Our main criticism does not stem from the obvious results of the maneuver but its legitimacy and substance. How are thirty or so student bureaucrats elected once a year able to take political positions in the name of all 35 000 students? It is inconceivable to adopt such motions without a larger debate among the student population.

This brings us to the implementation of the motions. Despite the strong opposition to them, the scope of these motions is very limited. These motions simply amend the constitution of the SFUO, an incredibly long and poorly known document with very little actual power. Merely changing or adding a few lines to the constitution offers no solutions for marginalised communities, it only appropriates their real struggles into bureaucratic maneuvers.

How then can the SFUO adopt political positions in a substantial and legitimate way? For this to happen they would need to be presented and supported by the student population. In other words, the SFUO cannot surpass its members; such positions should reflect changes in its membership. Furthermore, the adoption of political positions must be democratic. Without this they are essentially meaningless.

It is with these principles in mind that the RSM puts forward the concept of Mass Line to lead struggles of liberation. This approach, informed by the experiences of revolutionary struggles worldwide, can be summed up as “from the mases, to the masses”. Concretely, as militants for the liberation of the masses, we must conduct our political work among the people: gather their ideas and build our political campaigns based on their support and participation. We must meet people where they are at in order to advance the struggle. This is the only way to move forward on complex struggles like BDS that will put us in opposition with States and corporations able to hire political mercenaries on every continent.

This is why in the context of the University of Ottawa, the RSM reiterates the importance of General Assemblies as the highest decision making body of the SFUO. We uphold that it is only through the GA that political decisions can be made with legitimacy! We invite everyone to participate in the next General Assembly which is taking place this Tuesday, November 14th at 6:30pm in the Alumni Auditorium. On the agenda will be the following motions proposed by the RSM:

 

  • A reduction of the executive members’ salaries to a hourly rate of 15$/h for a total of 20 hours per week;
  • A mandate for the SFUO to guarantee a larger participation from students in the conception of class syllabuses and the inclusion of a mandatory class for all students on the theme of colonialism.

 

Additionally, we call on all progressive students to organise against the mess caused by the SFUO amendments. BDS is a victory that is close at hand, having made progress elsewhere in Canada and the US. We are committed to support all struggles in solidarity with oppressed peoples.

Continue the Legacy of the October Revolution! Join the Movement to Build the Revolution in Canada! / Poursuivons sur la lignée de la Révolution d’octobre! Joignez-vous au mouvement qui construit la révolution au Canada!

Continue the Legacy of the October Revolution! Join the Movement to Build the Revolution in Canada! / Poursuivons sur la lignée de la Révolution d’octobre! Joignez-vous au mouvement qui construit la révolution au Canada!

[La version française suivra]

A hundred years ago today, a new stage of struggle against oppression was achieved in the Russian Republic, which became the Union of Soviet Socialist Republics as a result. Workers and peasants organized by the Bolshevik communist party led a courageous attack on the old order of the Russian Tsar and the new bourgeois state that refused to fully break with it, successfully overthrowing both. Never before had a socialist revolution successfully destroyed the old order, while lasting long enough to go down the socialist road.

The October Revolution has proved that it is possible for the oppressed to throw off their chains and build a society not rooted in capitalist exploitation. The revolution brought significant progress in worker’s rights struggles, national liberation, women’s liberation, and many other struggles. Achievements of the revolution improved the lives of people within the USSR and across the world, inspiring and supporting revolutionary movements everywhere, some of which continue the struggle today. This process was neither smooth nor perfect, though it is unfair to expect it to have been. Many mistakes were made, but through this lessons were learned by revolutionary movements worldwide, in order to constantly keep improving our practice.

Just as it is important to understand that the masses are the only force that can make revolution, it is also important to remember that the revolution needs to be defended constantly against external attacks and internal threats. Under socialism, capitalists and those with bourgeois ideas wage class struggle as relentlessly as ever. Capitalist states have viciously attacked every revolutionary society, from economic sanctions to various acts of sabotage, from military threats to an all-out war. Less than two decades after the October revolution, the USSR had to defend itself from Nazi invasion. The Red Army played the most significant part in defeating fascism in Europe, demonstrating the might and the commitment of communists in struggles against the darkest, most reactionary forces. Relics of the Cold War – such as anti-communist propaganda and repressive methods developed during that period – still negatively affect the organizing conditions of revolutionaries today.

Contrary to bourgeois propaganda, the legacy of October Revolution lives on. More and more people in Canada and across the world are coming to the conclusion that capitalism cannot offer a fair and sustainable future. More and more people worldwide are joining various organizations which work to make revolutionary changes a reality. Resistance to emerging fascist forces is rising and becoming more and more organized. Resistance to forces of imperialist exploitation is intensifying across the Third World.

In nearly every historical revolution, students have joined in, playing their part in supporting the revolutionary movement. The MER-RSM seeks to build a base of support for the revolutionary movement among the students in Canada and connect our organizing with the struggles against capitalism, colonialism, racism, patriarchy, ableism and other forms of oppression both on and off campus. We do not believe in taking a reformist road. We do not support capitalist political parties and non-governmental organizations that pay lip-service to social justice, while upholding the existing power structures at the end of the day. We support working class organizing and the building of people’s power for a revolution. These are the principles which have led to us becoming the largest left-wing student organization in the country, and now is the time to join us and build the revolutionary movement together!

This centenary is an occasion to celebrate the achievements that workers, oppressed nations, gender-oppressed people and many other groups have made in the struggle against all forms of oppression. But it is also a reminder that it is up to us to make revolution wherever we are, using the tools that October Revolution has given the world.

Dare to struggle, dare to win!

Coordinating Committee of the MER-RSM

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Il y a cent ans, aujourd’hui, un nouveau stade de la lutte contre l’oppression a été franchi en République de Russie, qui est devenue l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques. Les travailleur(euse)s et paysan(ne)s, organisées par le Parti Communiste Bolchévik, menèrent une attaque courageuse contre l’ordre ancien du Tsar russe et le nouvel État bourgeois qui refusait de rompre avec ce vieux système, les renversants tous les deux. Aucune révolution socialiste, avant celle-ci, n’était parvenue à détruire l’ancien ordre tout en survivant assez longtemps pour effectuer l’expérience du socialisme.

La Révolution d’octobre prouve qu’il est possible pour les personnes opprimées de se libérer de leurs chaînes et de construire une société qui n’est pas basée sur l’exploitation capitaliste. La révolution amorçait un progrès important dans les luttes pour les droits des travailleurs, de libération nationales, de libération des femmes, et plusieurs autres. Les réalisations engendrées par la révolution ont amélioré la vie des personnes en URSS, et à travers le monde, tout en motivant et en appuyant les mouvements révolutionnaires dans le monde entier, dont certains qui poursuivent la lutte jusqu’à aujourd’hui.  Ce processus ne fut pas sans fautes; plusieurs erreurs ayant été commises. Mais c’est face à ces défis que des mouvements révolutionnaires du monde entier ont appris des leçons afin de toujours améliorer nos pratiques.

Il est important de comprendre que les masses représentent la seule force capable de révolution, et tout aussi important de comprendre que la révolution doit perpétuellement être défendue contre les attaques externes et internes. Sous le socialisme, les capitalistes, et ceux qui s’alignent avec les bourgeois, mènent une guerre de classe plus incessante que jamais. Les États capitalistes ont toujours brutalement attaqué toutes les sociétés révolutionnaires,  que ce soit à travers des sanctions économiques ou divers actes de sabotage, des menaces militaires ou carrément des guerres. Moins de deux décennies après la Révolution d’octobre, l’URSS a dû se défendre contre l’invasion nazie. L’Armée rouge a joué le plus grand rôle dans la défaite du fascisme en Europe, démontrant la force et la détermination des communistes combattants contre les forces les plus sombres et réactionnaires. Les reliques de la guerre froide – par exemple, la propagande anti-communiste et les méthodes répressives développées à cette époque– ont toujours un impact négatif sur les conditions d’organisation des révolutionnaires contemporains.

Malgré la propagande bourgeoise, l’héritage de la Révolution d’octobre demeure vivant. De plus en plus de personnes au Canada et à travers le monde viennent à conclure que le capitalisme n’offre pas un futur juste et viable. De plus en plus de personnes à travers le monde rejoignent diverses organisations qui luttent afin de réaliser des changements révolutionnaires. La résistance face aux forces fascistes émergentes est en hausse et devient mieux organisée. La résistance face à l’exploitation des forces impérialistes s’intensifie à travers les pays exploités.

Dans presque toutes les révolutions historiques, les étudiant(e)s se sont joint à la lutte, et ont fourni un appui aux mouvements révolutionnaires. Le MER-RSM cherche è construire une base de soutien pour le mouvement révolutionnaire parmi les étudiant(e)s au Canada et à joindre notre organisation aux luttes contre le capitalisme, le colonialisme, le racisme, le patriarcat, le capacitisme, et toute autre forme d’oppression sur et hors campus. Nous ne croyons pas au réformisme. Nous ne soutenons pas les partis politiques capitalistes et les organisations non-gouvernementales qui lancent de belles paroles en l’air, tout en maintenant la structure de pouvoir actuelle.  Nous soutenons l’organisation de la classe ouvrière et l’édification du pouvoir du peuple au profit de la révolution. Ce sont là les principes nous ayant permis de devenir la plus grande organisation étudiante de gauche au pays, et il est plus que jamais le temps de nous rejoindre pour bâtir un mouvement étudiant révolutionnaire ensemble!

Ce centenaire est une occasion de célébrer les réussites des travailleu(ses)rs, des personnes de nations-opprimées, des personnes opprimées par le genre, et ceux des nombreux autres groupes ayant contribué à la lutte contre toutes formes d’oppressions. Il sert aussi de rappel qu’il n’en tient qu’à nous de faire la révolution où que nous soyons, usant des outils que la révolution d’Octobre nous a légué.

Osons lutter, osons vaincre!

Comité de coordination du MER-RSM