Répression policière, solidarité populaire!

Le MER Montréal était présent à la “Grosse câlisse de manif de soir” du 18 décembre dernier. Cette manifestation anticapitaliste avait été appelée par l’AGECVM pour la gratuité, dans un contexte de coupures brutales dans les services publics par notre bourgeoisie parlementaire. Les chiens du capital avaient sévèrement réprimé deux manifestations de soir dans les semaines précédentes, envoyant, par leurs coups de matraques, une camarade manifestante à l’hôpital .

Gonflé à bloc, le SPVM était bien déterminé a réprimer brutalement cette troisième manifestation. Leur tactique : des infiltrateurs et agents provocateurs, qui s’en sont donné à coeur joie en attaquant manifestant-e-s et passant-e-s. On peut citer comme exemple de la brutalité policière le cas d’une camarade qui a subi une commotion cérébrale et plusieurs autres blessures aux mains de policiers infiltrés qu’elle avait reconnus. Un autre manifestant a aussi subi un sort semblable, détroussé et battu par la police à l’écart de la manifestation. Son crime? Avoir pris des photos des agents infiltrateurs. Un autre individu, un passant, à été menacé et violenté par ceux-ci. Un camarade mineur s’est fait tirer dessus à bout portant avec une balle de caoutchouc, ce qui lui a cassé la main. Les infiltrateurs étaient aussi armés, l’un ayant braqué son arme à feu sur un groupe de manifestant-e-s en menacant de tirer.

Malgré tout, la manifestation a pu faire son chemin remarquablement longtemps selon les circonstances, sous les gaz lacrymogènes et la surveillance étroite d’un hélicoptère. La combinaison des attaques des flics, des parturbations des infiltrateurs et de l’absence d’une bannière de tête ont cependant fini par miner la cohésion de la manifestation, permettant aux flics de faire des arrestations ciblées de personnes qualfiées de “dangereuses”, c’est-à-dire, les plus politiquement organisées ou clairement anticapitalistes. Les arrestations violentes se sont échelonnées sur un grand laps de temps, en contexte isolé, les policiers suivant les manifestant-e-s hors de la manifestation, sur le trottoir.

Le contingent du MER, après avoit été séparé de la manifestation, a été poursuivi par des policiers à vélo, croisant éventuellement la route de plusieurs ‘’camarades’’ au comportement suspect. Au moins deux de ceux-ci avaient des oreillettes et il y a de fortes raisons de penser qu’ils étaient tous des agents provocateurs. L’arrestation du contingent s’est faite sur le trottoir d’une rue secondaire, ponctuée de violents coups de matraques et de vélos (étrangement, à ce moment, les nouveaux “camarades” avaient mystérieusement disparu…). L’arrestation fut brutale : abus verbaux, insultes racistes, sexistes et homophobes, des camarades blessés à différents degrés de gravité. La flicaille a aussi mimé des coups de pieds à la tête d’une camarade pour lui faire peur. Certain-e-s de nos arrêté-e-s font partie des 11 ayant subi des accusations criminelles à la suite de cette manif, qui ont dû passer la nuit dans des cellules sales et pleines de pisse à se faire interroger par les porcs. Ces 11 accusé-e-s subissent maintenant le stress des dates de cour, des conditions de libération, des frais d’avocat-e-s et d’une possible incarcération.

Le MER-RSM déclare sa solidarité avec tou-te-s les arrêté-e-s et blessé-e-s du 18 décembre ains que toutes les victimes de la répression politique bourgeoise. La police semble avoir changé de tactique : mécontente des débouchés de ses arrestations de masse style 2012, elle s’infiltre maintenant au sein des manifestations, tentant de causer du dégat de l’intérieur. Mais malgré leurs effectifs et leurs tactiques malhonnêtes, l’inventivité des masses saura toujours les mettre en déroute. Il n’en tient qu’à nous de vouloir gagner. Même si nous subissons de la répression, il ne faut pas craindre la police : si celle-ci tente toujours de nous diviser, c’est parce qu’elle sait qu’elle ne peut rien faire contre une foule nombreuse, unie et combative. Nous ne devons pas oublier que les anti-émeutes casquées ne sont que les armes d’une bourgeoisie nerveuse de la colère des masses. La répression qui s’accentue est la preuve que nous leur faisons peur. Leurs cauchemards sont nos rêves, et il n’en tient qu’à nous de s’organiser pour qu’ils deviennent réalité.

Osons lutter osons vaincre !
Laissez tomber les accusations politiques !
Uni-e-s et armé-e-s, nous vaincrons !

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